
La Fondation des œuvres sociales du secteur agricole, censée être un outil de soutien, ressemble de plus en plus à un tracteur en panne : beaucoup de bruit, peu d’avancées.
RABAT – Al Ousboue
Les fonctionnaires et employés du secteur, ponctionnés chaque mois sur leurs salaires, découvrent que leurs cotisations servent surtout à alimenter une machine administrative grippée. Les services, eux, se concentrent sur l’axe Casablanca–Rabat, laissant les agents en régions récolter… des miettes.
Selon les syndicats, la fondation a perdu sa vocation initiale : au lieu de cultiver la solidarité, elle laboure la bureaucratie. Prestations faibles, communication inexistante, gouvernance douteuse : un cocktail qui fait pousser la colère plus vite que les récoltes.
Le paradoxe est savoureux : malgré des dizaines de millions de dirhams de ressources annuelles, l’institution sociale réussit l’exploit de discriminer ses propres membres. Une équité territoriale absente, une légitimité en jachère.
Et pendant que les syndicats dénoncent, le ministère, lui, garde le silence. Un mutisme qui ressemble à une complicité passive, laissant prospérer les dérives de gestion.
En résumé, a mutuelle agricole devait être un champ de solidarité. Elle est devenue un champ de mines administratives. Réformer ou disparaître, est bien l’ultimatum.



