
Le Haut-Commissariat au Plan a sorti sa dernière note : +5,5 % de croissance au second semestre. « Zghartou! » Enfin, seulement pour les tableaux Excel. Car sur le terrain, l’emploi, lui, reste coincé au vestiaire : +1,4 % seulement, soit moins qu’un service minimum.
Les entreprises, visiblement, préfèrent gonfler la productivité que leurs effectifs. En Gros: on presse les salariés comme des citrons, mais on n’embauche pas de nouveaux cueilleurs. Le SMIG, lui, grimpe, mais pas assez pour grimper dans la dignité.
Côté finances publiques, l’État se frotte les mains : les impôts rentrent mieux que les bus de Fès (…). Mais la masse salariale publique, elle, explose de +10,8 %. Résultat : le déficit se creuse à 3,2 % du PIB. Bref, une croissance qui ressemble à un gâteau qu’on montre en vitrine, mais qu’on ne sert jamais aux clients.
En clair, le Maroc connaît une croissance “sans emplois” : les chiffres brillent, les citoyens patientent. Une économie qui marche… mais sans passagers.



