POLITIQUE & CUISINAGES

Politique | Rentrée gouvernementale sous perfusion et pansements internes

Dernier tour de piste pour Akhannouch ?

Le gouvernement Akhannouch entame sa dernière rentrée avec plus de dossiers en souffrance que de soutiens en salle d’attente. Entre tensions sociales, réformes en rade et majorité en mode freestyle, l’exécutif joue sa crédibilité sur fond de scepticisme généralisé.

 

RABAT, Al Ousboue

C’est la rentrée, mais pas celle des cartables flambant neufs. Pour le gouvernement Akhannouch, septembre rime plutôt avec échéances qui s’accumulent, popularité en chute libre et majorité qui tousse. Une ambiance de fin de mandat où l’on tente de sauver les meubles… sans garantie qu’ils tiennent debout.

Sur le terrain, les secteurs clés — santé, éducation, emploi — continuent de grincer. Les mécanismes de soutien social, eux, semblent coincés dans les embouteillages administratifs. Et pendant que les prix s’envolent, le pouvoir d’achat fait du saut à l’élastique sans élastique.

Le grand test de cette rentrée ? Le projet de loi de finances 2026. Une équation budgétaire digne d’un casse-tête chinois : financer les services publics, les infrastructures sportives et les promesses sociales, tout en réduisant le déficit et en honorant la dette. Autant dire qu’il va falloir jongler avec les chiffres… et les critiques.

Côté slogans, l’« État social » continue d’être brandi comme un étendard. Mais sur le terrain, les familles attendent toujours que les promesses descendent du « PowerPoint » pour atterrir dans leur quotidien. Inflation persistante, carburants hors de prix, services privatisés et chômage à deux chiffres : le tableau est plus gris que rose.

Sur le front législatif, c’est aussi la panne sèche. Le Code de la famille patine entre conservateurs et libéraux, les retraites attendent leur réforme comme on attend le bus un jour de grève, et les textes sur l’enrichissement illicite ou le droit de grève prennent la poussière dans les tiroirs.

Et comme si cela ne suffisait pas, la majorité commence à ressembler à une colocation mal ficelée. Entre critiques internes, interpellations musclées et ambitions électorales qui débordent, la cohésion gouvernementale fait penser à un vieux patchwork : ça tient, mais ça craque.

Cerise sur le gâteau institutionnel : le ministère de l’Intérieur semble prendre les devants sur certains dossiers, laissant planer un doute sur qui pilote vraiment l’appareil (…).

Une rentrée sous haute tension, où l’exécutif devra choisir entre redresser la barre… ou préparer le terrain pour son successeur.

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