
Au ministère de Saâdi, l’artisanat semble avoir laissé place à un tout autre savoir‑faire : celui du tissage familial et du crochet partisan. La polémique enfle à nouveau après la diffusion d’une liste de candidats « admis » au concours de techniciens. Une liste où le hasard, ce farceur, a visiblement décidé de favoriser des profils dont la compétence principale est… la proximité politique.
RABAT – Al Ousboue
Des internautes ont relayé un document montrant les heureux élus du concours du 25 janvier 2026. Parmi eux, quelques « miraculés » dont le CV tient surtout à un détail : être le fils, le cousin, ou le voisin de quelqu’un qui connaît quelqu’un au parti. Mention spéciale au fils du coordinateur provincial du RNI, qui a décroché sa place avec une précision logistique digne d’un GPS électoral.
L’affaire rappelle étrangement celle de Mehdi Yassif, cadre de la jeunesse du même parti, qui a atterri, par un alignement des planètes absolument bouleversant.. au département communication du Secrétariat d’État, dirigé par le président de la jeunesse du parti. Une coïncidence tellement parfaite qu’elle ferait rougir les scénaristes de séries politiques.
Évidemment, tout cela soulève quelques questions fâcheuses : égalité des chances, transparence, mérite… des concepts manifestement rangés dans un tiroir, juste à côté du formulaire « concours équitable ». Pendant ce temps, le ministère continue de défendre ses procédures, qui semblent fonctionner selon un principe simple : plus tu es proche, plus tu es compétent.



