
Nouvel exploit pour le Maroc ! Mohamed Touchassie vient de décrocher le titre de champion du monde de kick-boxing chez les mi-lourds au « Glory Collision 9 » de Rotterdam. Trois victoires d’affilée, s’il vous plaît. Un triomphe magnifique, historique, qui a immédiatement fait vibrer la fibre patriotique de nos chers officiels… lesquels ont, comme d’habitude, courageusement soutenu le champion depuis leur canapé.
Rabat – Al Ousboue
Car ce sacre mondial met une fois de plus en lumière le modèle si particulier de la « formation à la marocaine » : le système de la démerde individuelle.
Le saviez-vous ? Au Royaume, pour devenir un athlète d’élite, inutile de chercher des infrastructures de pointe, des bourses décentes ou un encadrement fédéral digne de ce nom. Le secret de la réussite réside dans un cocktail simple : 99 % de sueur personnelle et 1 % d’espoir que l’administration ne confonde pas votre discipline avec une version musclée de la diplomatie.
C’est bien connu, le pays regorge de talents bruts capables de mettre le monde KO. Mais pour éviter qu’ils ne s’embourgeoisent dans le confort d’un entraînement structuré et durable, les autorités veillent au grain en maintenant un déficit chronique de soutien institutionnel. Pourquoi investir dans des tatamis et des rings quand on peut simplement attendre qu’un prodige autofinancé gagne un titre, pour ensuite venir tout sourire sur la photo officielle ?
En somme, une belle victoire pour Touchassie, et un immense ouf de soulagement pour la fédération, qui va pouvoir continuer à ne rien faire, mais avec une médaille d’or autour du cou.



