
RABAT – Al Ousboue
Hassan El Amrani, citoyen tenace et investisseur patient, vient de relancer un vieux dossier… qui n’a jamais vraiment démarré. Après 21 ans de démarches, trois recommandations officielles du Médiateur, et autant de réponses que de licornes dans l’administration, il décide d’interpeller le conseiller royal Omar Azziman.
Le hic ? Ces recommandations ont été transmises au Cabinet royal, mais visiblement, le courrier a pris le chemin du désert (…). Ni retour, ni accusé de réception, ni même un petit “vu” administratif. Le silence est si profond qu’on pourrait y organiser une retraite spirituelle.
El Amrani parle de “torture mentale”, plus grave que la physique. Et vu le niveau de non-réponse, on comprend : 21 ans à attendre un signe, c’est plus long que n’importe quel mandat (…), et moins utile.
Il se demande : Azziman a-t-il informé le Roi ? Le rapport a-t-il été lu, classé, recyclé, ou simplement oublié dans un tiroir à “affaires gênantes” de Ssi Azziman ? Mystère. Même le Médiateur, censé être l’interface citoyenne, semble avoir mis son modem en veille prolongée..
Ce cri du cœur relance le débat sur la médiation institutionnelle au Maroc. Un système censé rapprocher les citoyens de l’État, mais qui ressemble parfois à une hotline sans opérateur. On parle de démocratie sociale, mais en pratique, c’est toujours le ghosting administratif.



