À la Fédération royale marocaine de tennis, on sait au moins renvoyer une balle.. Les rapports moral et financier ont été adoptés à l’unanimité, preuve que l’art de l’applaudimètre reste plus maîtrisé que celui du revers lifté.
Le grand projet phare ? Un Centre national de tennis flambant neuf, présenté comme la baguette magique qui fera surgir des champions. Sauf que les baguettes, servent jusque là qu’à couper des rubans. Pendant ce temps, les courts internationaux continuent de ressembler à un désert, avec pour seule oasis la jeune Malak El Allami, héroïne isolée d’un sport en coma prolongé.
Pour détourner l’attention, la fédération brandit le padel, ce cousin branché qui attire les foules. Habile diversion : quand le tennis s’enlise, on sort les raquettes de plage et on appelle ça une stratégie.
Résultat : d’un côté, on organise des tournois internationaux avec brio, de l’autre, on est incapable de produire un seul joueur qui dépasse le premier tour. Bref, on brille dans l’accueil des stars étrangères, mais on reste spectateur de son propre naufrage.
La vraie question n’est plus de savoir si le Centre national sera inauguré, mais si un jour il servira à autre chose qu’à couper des rubans et poser pour les photos.



