SPORT EN SUEUR

Le tennis marocain perd encore, mais gagne en excuses

Et si la vraie réforme, c’était de viser la victoire au lieu de l’expérience ?

Dans le tennis marocain, on ne parle plus de « saison des récoltes », mais plutôt de jachère permanente. Après la défaite contre la Colombie (1‑3) en barrage de Coupe Davis à Casablanca, on nous ressert le même plat tiède : « performance honorable », « expérience acquise », « groupe jeune ». Bref, le lexique complet de ceux qui n’ont rien gagné mais qui veulent qu’on applaudisse quand même.

Al Ousboue – Zoujal BELKACEM

Sous la houlette d’Hicham Arazi, on nous promet une équipe en construction. Très bien. Mais cela fait vingt ans qu’on construit, rénove, répare, restructure… et qu’on finit toujours par perdre au premier virage. À ce rythme, même le dernier des chantiers avance plus vite..

La stratégie « misons sur les jeunes » ressemble surtout à un aveu : on n’a plus personne d’autre. Et comme les résultats ne suivent pas, on recycle les discours, on repeint les communiqués, et on espère que le public confondra patience et amnésie.

Le tennis national tourne en rond, comme un joueur qui rate tous ses services mais continue de crier « Vamos ! ». Sauf qu’ici, il n’y a ni Nadal, ni victoire, ni trophée. Juste une fédération qui semble avoir adopté la devise : Participer pour participer, perdre pour apprendre, et recommencer pour ne pas changer.

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