
À Sefrou, le personnel de garde nocturne à l’hôpital régional découvre chaque soir un nouveau plat : surprise alimentaire, sauce négligence. Le Syndicat national de la santé, visiblement plus habitué aux urgences qu’aux cantines douteuses, dénonce une “situation humiliante” où le dîner ressemble à une épreuve de résistance.
SEFROU – Al Ousboue
Les repas, selon les témoignages, ne respectent ni les normes sanitaires ni les estomacs. Photos à l’appui, les soignants ont lancé l’alerte : entre pain rassis et viande suspecte, le service hospitalier flirte avec le concept de “gastronomie punitive”. Et comme si cela ne suffisait pas, les patients aussi seraient servis à la même sauce — littéralement.
Une lettre officielle a été adressée au délégué régional du ministère de la Santé. Objectif : une enquête sérieuse, voire un miracle culinaire. Car dans cet hôpital, même le parcours de soins risque de se faire… à jeun.
Le syndicat promet de suivre l’affaire jusqu’à ce que les plateaux-repas cessent d’être des objets de souffrance. En attendant, à Sefrou, le personnel médical soigne les autres… et digère ses propres repas avec courage.



