
À Agueris El Aloui, on ne parle plus de développement local, mais de détournement communal. Le conseiller Mustapha Hatti a lâché une bombe : le président actuel du conseil, jadis dans l’opposition, aurait lui-même reconnu l’existence de détournements de fonds entre 2016 et 2021. Des aveux consignés noir sur blanc dans les procès-verbaux, comme si la corruption avait droit à son propre registre officiel.
Errachidia – Al Ousboue
Aujourd’hui, le même président est aux commandes. Résultat : les habitants se demandent si la commune est gérée ou siphonnée. L’affaire a déjà atterri sur le bureau de la Brigade nationale de la police judiciaire, et le conseiller appelle à une enquête en bonne et due forme par l’Inspection générale et le ministère de l’Intérieur. En gros: il faudrait enfin passer du « on sait » au « on agit ».
Mais dans ce genre de dossiers, la justice avance souvent moins vite que les fonds détournés. Les habitants, eux, oscillent entre colère et résignation, habitués à voir les scandales s’empiler comme des factures impayées.
Conclusion, à Agueris El Aloui, la transparence n’est pas un principe de gestion, mais une fuite de caisse. Reste à savoir si cette affaire fera éclater la vérité… ou si elle rejoindra la longue autoroute des scandales classés sans suite.



