Mustapha Bakkoury, ex‑patron de MASEN, a disparu des radars mais pas des mémoires budgétaires. Évincé de l’Agence marocaine pour l’énergie durable, il laisse derrière lui un projet solaire titanesque… et un déficit abyssal.
RABAT – Al Ousboue
Le complexe “Noor” à Ouarzazate, présenté comme le joyau des énergies renouvelables africaines, a englouti 1600 milliards de centimes. Résultat : des oasis bouleversées, des habitants déplacés, des ressources hydriques siphonnées… et surtout, des objectifs jamais atteints.
En 2024, MASEN affiche un trou de 80 milliards de centimes. Pas de revenus, pas de rentabilité. Une répétition : Bakkoury avait déjà été remercié en 2009 de la CDG […] mais on l’a quand même remis aux commandes d’un projet stratégique.
La facture, elle, ne disparaît pas : absorbée par les finances publiques, elle finit sur les factures des Marocains. Pendant ce temps, la société étrangère gestionnaire du projet reste indemne, protégée de toute perte.
Ironie du sort : Bakkoury, déchargé de ses responsabilités, demeure le premier bénéficiaire. Il laisse derrière lui un désastre financier mais souffle tranquille ..
Bref, Noor devait illuminer l’avenir énergétique du Maroc. Mais pour le moment en tous cas, il éclaire surtout l’ampleur des erreurs… et la patience des contribuables.



