La Génération Z a secoué la rue, mais c’est dans les salons feutrés de la majorité que les répliques se font sentir. Entre le PAM et le RNI, l’ambiance n’est plus à la coordination mais au silence pesant. La réunion de l’exécutif, censée huiler la machine, a été repoussée : les engrenages grincent trop fort.
RABAT – Al Ousboue
À l’origine du malaise : des critiques internes assimilées à des “aveux d’échec”, une jeunesse qui réclame des réponses, et deux partis qui se regardent en chiens de faïence. Résultat : une coalition qui ressemble de plus en plus à une colocation forcée, où chacun ferme sa porte à clé.
Le chef du gouvernement redoute désormais un scénario ubuesque : voir surgir une opposition interne, capable de bloquer ses propres projets de loi. Autrement dit, une majorité qui se saborde avant même d’affronter l’opposition officielle.
Les fractures ne datent pas d’hier : soutien aux transporteurs, flambée des prix, communication ratée, dossiers sensibles… tout y est passé. Mais la contestation portée par la Génération Z agit comme un révélateur : derrière l’unité de façade, c’est la cacophonie qui domine.
À l’approche d’une année électorale, le duel feutré entre le PAM et le RNI pourrait bien devenir le feuilleton politique à suivre. Avec une question centrale : la majorité survivra-t-elle à ses propres contradictions, ou s’effondrera-t-elle avant même d’affronter les urnes ?



