RÉGIONS QUI RÂLENT

Rabat | La gouvernance de la Capitale à l’épreuve du temps

Entre les anciens et les actuels, une surprise politique est-elle encore possible ?

Depuis 2009, la commune de Rabat ressemble moins à une capitale administrative qu’à un laboratoire d’instabilité électorale. Les partis s’y succèdent comme des locataires pressés, chacun promettant de rester… avant de plier bagage sous les applaudissements discrets de l’opposition.

 

RABAT – Bouchaïb El Idrissi

Le président socialiste de l’époque a été surpris par une montée fulgurante, façon ascenseur politique sans bouton d’arrêt. Puis vint le PJD, avec sa lampe pleine de promesses : proximité, renouveau, et peut-être même un peu d’éclairage dans les couloirs du pouvoir. Mais l’exercice du mandat a vite transformé la lampe en veilleuse, et les électeurs en critiques d’architecture institutionnelle.

La défaite du chef du gouvernement dans une circonscription populaire a été le signal : même les figures nationales peuvent trébucher sur les pavés de Rabat. Le RNI a pris le relais, avec sa colombe en symbole… mais les alliances ont vite ressemblé à un vol en zigzag (…). Démission surprise, cadres rebelles, majorité en mode silencieux : la gouvernance locale devient un sport de combat.

Depuis 1976, aucun parti n’a réussi à garder la présidence deux fois de suite. À Rabat, la rotation n’est pas une option, c’est une tradition. Même le mandat actuel, censé durer jusqu’en 2027, semble déjà clignoter en rouge.

Le PJD reste le seul à avoir tenu six ans sans évacuation d’urgence. Mais À Rabat, tout est envisageable…

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