
Le ministère de l’Intérieur ressort les lois électorales millésime 2025, façon pâtisserie institutionnelle : tièdes, consultées, amendées, puis envoyées au four législatif. Objectif affiché : moraliser les urnes, traquer les billets baladeurs, et interdire les candidatures parfumées à la corruption.
RABAT – Al Ousboue
Mais derrière les intentions, le décor reste inchangé : Tant que quelques les « caïds locaux » roulent en Range (…), les portefeuilles ambulants feront certainement campagne à coups de chèques, et les notables recycleront le travail associatif en propagande électorale.
La nouvelle mouture promet de bannir les levées de fonds sauvages et de rappeler aux partis que la loi existe. Noble ambition, sauf que dans les zones rurales et sahariennes, les urnes obéissent plus aux cousins qu’aux codes électoraux..
Les partis rêvent d’une démocratie équilibrée, mais les observateurs voient surtout un mirage réglementaire : des textes bien rédigés, appliqués là où le cash ne circule pas. Ailleurs, c’est la loi du plus liquide.



