
CASABLANCA – Al Ousboue
À Bernoussi, le ballon roule mais c’est les soupçons qui rebondissent. Une plainte adressée au ministre de l’Intérieur par Issam El Kamri, conseiller d’arrondissement, vise son collègue Hicham Achboura, président du club Rachad Bernoussi et élu à la ville. L’accusation : conflit d’intérêts en pleine surface de réparation budgétaire.
Le club aurait bénéficié d’un joli coup franc financier : 700 000 dirhams via une convention avec le conseil préfectoral et la Fédération royale marocaine de football, plus quelques passes décisives d’institutions locales. À cela s’ajouterait l’accès privilégié aux ressources de l’arrondissement, sans carton ni contrôle.
Mais le vrai tacle vient de l’utilisation non autorisée de terrains municipaux, transformés en écoles de football affiliées au club, sans redevance ni autorisation. Pendant ce temps, les jeunes du quartier doivent payer pour jouer sur les mêmes pelouses. Le hors-jeu n’est plus une règle, c’est une méthode.
L’affaire relance le débat sur la gestion des clubs sportifs pilotés par des élus : entre fonctions publiques et intérêts privés, la ligne de touche devient floue. Une enquête pourrait être ouverte pour déterminer s’il y a eu abus de pouvoir ou simple glissade sur gazon électoral.



