
L’Association marocaine des présidents de conseils préfectoraux et provinciaux, menée par Abdelaziz Derouich, a sorti son mémorandum électoral comme on sort un livre de cuisine : avec des ingrédients connus, mais sans garantie sur le goût final.
RABAT – Al Ousboue
Au menu :
Encadrement des dépenses électorales : tracer l’origine des fonds, mais pas forcément l’origine des alliances.
- Quitus fiscal obligatoire : histoire de vérifier que les candidats paient leurs impôts… avant de gérer ceux des autres.
- Déclaration de patrimoine : une tradition locale où les fortunes évoluent plus vite que les promesses.
- Autorité indépendante des élections : indépendante, mais en “coordination” avec le ministère de l’Intérieur. Autrement dit, un plat à deux cuisiniers.
- Sanctions directes contre la fraude : enfin une innovation, sauf si les fraudeurs sont déjà assis à table.
- Lutte contre le nomadisme politique : imposer un délai avant de changer de parti, pour éviter que les élus ne deviennent des abonnés multi-cartes.
En clair, les présidents veulent placer les collectivités territoriales au cœur du débat. Mais entre la transparence affichée et la pratique réelle, il y a souvent un brouillard plus épais que celui produit par le plus grand des couscoussiers..



