SPORT EN SUEUR

Football | Le CHAN met la pression sur les grands

Quand Sektioui marque, Regragui encaisse

Certains empilent les trophées pendant que d’autres empilent les promesses. Dernier en date : un CHAN remporté avec panache, des joueurs locaux en feu, et un Tarik Sektioui qui donne des leçons tactiques, pendant que Regragui révise ses fiches pour la CAN. Le football national brille, mais les attentes explosent, et pour une fois, la pression monte plus vite que les prix du carburant.

Al Ousboue – Zoujal BEKACEM

Le football marocain local vient de signer un triplé historique au CHAN, et ce n’est pas qu’une affaire de trophée. C’est aussi une leçon tactique, livrée en pleine euphorie, par Tarik Sektioui à son collègue Regragui, qui regarde désormais le calendrier de la CAN avec des sueurs froides.

Face à Madagascar, les Lions locaux ont arraché une victoire (3-2) qui sentait la sueur, la stratégie, et un soupçon de panache. Avec ce troisième titre, le Maroc s’installe confortablement en haut du palmarès du CHAN, pendant que d’autres nations comptent leurs occasions ratées.

Mais au-delà du score, c’est la méthode Sektioui qui fait parler. Rigoureux, fin tacticien, et maître du tempo, il s’inscrit dans la lignée des Sellami et Ammouta, ces techniciens qui ont prouvé qu’on peut gagner sans faire appel à des CV européens ni à des consultants capillaires.

Osama Lamlioui, meilleur buteur du tournoi, rejoint le panthéon des snipers locaux aux côtés d’Ayoub El Kaabi et Soufiane Rahimi. Des noms qui rappellent que le talent ne pousse pas qu’en Ligue 1 ou en Premier League, mais aussi sur les pelouses de Botola, parfois entre deux coupures d’électricité..

Depuis 2016, le Maroc empile les titres comme d’autres empilent les promesses : futsal, football féminin, jeunes catégories, et une domination des clubs dans les compétitions de la CAF qui ferait rougir les voisins. Près de vingt trophées continentaux, et une dynamique qui transforme le pays, disons le, en usine à victoires.

Mais cette euphorie a un effet secondaire : elle met Regragui sous les projecteurs. L’entraîneur de l’équipe A, héros du Mondial, se retrouve désormais sommé de faire aussi bien que ses collègues locaux. Et avec la CAN prévue à domicile, l’attente populaire ressemble de plus en plus à un ultimatum déguisé.

Le message royal, appelant à « poursuivre la marche, imprégnés de la culture de la victoire », n’a rien d’une simple félicitation. C’est un rappel que le football marocain ne se contente plus de bien jouer : il veut gagner. Et pour Regragui, le temps des discours est terminé. Place au terrain… et aux résultats.

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