
Dans la Commune de Saâda (Préfecture de Marrakech), on ne construit pas des routes, on construit des blocages. Le plan d’aménagement urbain, censé dessiner l’avenir de la commune, dort depuis des mois dans les archives administratives. Officiellement, il s’agit d’un « processus complexe ». Officieusement, c’est surtout un bras de fer entre la Wilaya et la commune : l’une veut freiner l’expansion anarchique, l’autre veut accélérer le développement… anarchique.
Marrakech – Al Ousboue
Deux visions qui s’opposent, mais un seul point commun : l’immobilisme. Pendant que les techniciens alignent les schémas et que les élus alignent les promesses, les habitants, eux, alignent les trous dans les trottoirs.
Les investisseurs s’impatientent, les opérateurs locaux s’inquiètent, et les citoyens s’habituent à vivre dans un décor de lotissements sauvages, d’assainissement défaillant et de services publics en mode fantôme. Bref, un urbanisme qui avance à la vitesse d’un dossier administratif : lentement, très lentement… et parfois à reculons.
En Conclusion, à Saâda, le plan d’aménagement n’aménage rien, sauf peut-être les carrières politiques. Et tant que la commune et la Wilaya se disputent la règle du jeu, la seule chose qui se construit vraiment, c’est… l’attente.



