À peine élu, déjà fragilisé. Salah Eddine Abkari, nouveau président de la jeunesse du PAM, découvre que la politique marocaine n’est pas un terrain de jeu… mais un champ de mines administratives.
RABAT – Al Ousboue
Le hic ? Abkari est fonctionnaire au ministère de l’Intérieur. Or, la nouvelle loi organique interdit aux agents de ce département d’adhérer à un parti politique. Résultat : le jeune dirigeant se retrouve en porte-à-faux, coincé entre son ambition et son statut.
Cerise sur le gâteau bureaucratique : même son passage au cabinet du ministre de la Jeunesse et de la Culture ne le sauve pas. La loi impose un délai de plus de deux ans après un changement de cadre fonctionnel, avec annonce officielle, avant toute possibilité de candidature électorale. Bref, Abkari devra patienter… ou renoncer.
Pour l’instant, son avenir dépend du ministère de l’Intérieur, qui détient la clé de sa régularisation. Une situation ubuesque : le président de la jeunesse d’un grand parti risque d’être mis sur la touche avant même d’avoir touché le ballon.
Au PAM, la jeunesse est censée incarner l’avenir. Mais pour Abkari, l’avenir ressemble surtout à un casse-tête juridique.



