
RABAT – Al Ousboue
Farid Chourak et Moaad Jamai, ex-walis révoqués en juin pour manquements aux directives royales et comportements jugés peu compatibles avec la fonction, viennent de faire un retour discret mais remarqué… directement dans le cabinet du ministre Abdelouafi Laftit. Comme quoi, au ministère de l’Intérieur, la mise à l’écart est parfois un simple détour vers un bureau mieux chauffé.
Leur réintégration soulève une question que même les gouverneurs intérimaires n’osent poser : faut-il réussir sa mission pour rester, ou simplement bien rebondir après l’échec ? Car à Marrakech-Safi et Fès-Meknès, les fauteuils de wali sont toujours vacants, confiés provisoirement à des gouverneurs en mode intérim prolongé, en attendant un nouvel épisode du feuilleton administratif..
Dans les coulisses, certains parlent de “recyclage institutionnel”, d’autres de “réhabilitation stratégique”. Mais pour les observateurs, c’est surtout un bel exemple de mobilité verticale… sans passer par la case évaluation.



