RÉGIONS QUI RÂLENT

Casablanca | Des fantômes à la mairie, mais pas de chasseurs en vue

L’absentéisme institutionnalisé ?

La métropole économique est rattrapée par un vieux serpent de mer administratif : les fonctionnaires fantômes. Salaires versés, bureaux désertés, et services publics en apnée. Les élus s’agitent, les citoyens s’impatientent, et la maire Rmili est sommée de sortir le détecteur de présence.

CASABLANCA, Al Ousboue

À Casablanca, on ne croit pas aux fantômes… sauf quand ils touchent un salaire. La commune est une nouvelle fois secouée par le retour du débat sur les agents absents mais bien payés, ces fonctionnaires invisibles qui hantent les couloirs administratifs sans jamais y poser le pied.

Dans les seize arrondissements de la ville, les élus locaux et les associations tirent la sonnette d’alarme. L’absentéisme chronique, rebaptisé « glande institutionnelle », pèse lourdement sur les finances publiques et transforme chaque démarche citoyenne en parcours du combattant. Un guichet ouvert, trois fermés, et une file d’attente qui ferait pâlir les fans de concert (…)

Malgré des salaires confortables et des avantages qui feraient rêver n’importe quel stagiaire (…), certains agents continuent de briller par leur absence. Résultat : les citoyens s’agacent, les élus s’échauffent, et la maire Nabila Rmili se retrouve sommée de passer du discours à l’action.

Parmi les solutions envisagées : un système électronique de pointage quotidien. Autrement dit, un badge pour rappeler que le travail commence par… venir travailler. Certains parlent aussi de lier la rémunération à la performance, une idée révolutionnaire dans un monde où l’efficacité n’est pas toujours au programme.

Mais au-delà des gadgets numériques, c’est toute une culture administrative qui semble en panne. Le suivi des ressources humaines ressemble à une chasse au trésor sans carte, et les services publics se retrouvent à fonctionner en mode sous-effectif permanent.

Les Casablancais, eux, n’attendent plus des promesses mais des preuves. Et si la mairie veut éviter que la commune ne devienne un théâtre d’ombres, il va falloir que les fantômes se matérialisent… ou disparaissent définitivement des fiches de paie.

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