
RABAT – Al Ousboue
Abdeslam Ahizoune, ancien patron de Maroc Telecom et président en fin de souffle de la Fédération royale marocaine d’athlétisme, semble prêt à troquer les pistes pour les coulisses politiques. Plusieurs partis, dont le Mouvement populaire et le RNI, tentent de le convaincre de se présenter aux prochaines législatives, avec en ligne de mire un portefeuille ministériel. Visiblement, l’échec sportif n’est pas un obstacle électoral — c’est presque un rite d’entrée.
Son mandat à la tête de l’athlétisme marocain, marqué par des performances en berne et une fédération en mode jogging administratif, n’a pas freiné l’enthousiasme des recruteurs politiques. Car dans ce paysage, l’expérience institutionnelle compte plus que les résultats, et la notoriété vaut bien quelques records manqués.
Des discussions seraient en cours, et certains responsables politiques voient en lui un “profil stratégique” — entendez : quelqu’un qui sait parler, serrer des mains, et éviter les interviews gênantes. Son éventuelle entrée en politique pourrait rebattre les cartes… ou simplement les redistribuer entre les mêmes joueurs.
Reste à savoir si les électeurs, eux, seront aussi indulgents que les partis. Car après avoir raté le podium sportif, Ahizoune vise désormais les gradins du pouvoir. Et cette fois, il espère que la ligne d’arrivée ne sera pas trop loin… ni trop exigeante.



