
À Ouarzazate, les terrains de proximité inaugurés à grand renfort de selfies officiels se transforment en parcours du combattant pour les chevilles. Fissures, trous, gazon synthétique qui s’arrache comme une promesse électorale… le sport local passe en mode acrobatique.
Ouarzazate – Al Ousboue
Dans les quartiers Tamasint, Fzarkam et Aït Akdif, les jeunes rêvaient de dribbles, ils héritent de crevasses. Malgré des budgets bien dodus, les pelouses font la grimace et les matériaux semblent avoir été choisis sur catalogue, de liquidation (…)
Les entreprises chargées du chantier sont pointées du doigt, mais visiblement, le cahier des charges a été lu en diagonale, ou imprimé sur Papier biodégradable. Résultat : les terrains se dégradent plus vite que les discours d’inauguration.
Des voix locales réclament une enquête. Pas sur les performances sportives, mais sur les performances budgétaires. Car quand les fonds publics financent des trous, c’est le contribuable qui tombe dedans.
Ce scandale vient s’ajouter à un sentiment de marginalisation bien enraciné à Ouarzazate. Jadis star du tourisme et du cinéma, la ville joue désormais dans la catégorie “second rôle urbain”, avec infrastructures en carton et relance en mode pause.



