
À Amezfroun, province d’Ouezzane, les habitants espéraient enfin traverser l’hiver sans patauger dans les crues. Mais les nouveaux ponts censés les protéger ressemblent davantage à des passerelles pour canards qu’à des ouvrages d’art.
Al Ousboue – Zouheir El Bohati
Lors d’une visite officielle, commission mixte et élus locaux ont découvert que les ponts de Bni Assim et Tawrat sont construits… trop bas. Résultat : dès les premières pluies, ils risquent de se transformer en piscines publiques.
Les riverains, eux, ne mâchent pas leurs mots : « Ce qui est construit sur une erreur ne servira pas l’intérêt général.» Autrement dit: un pont mal pensé, c’est une inondation garantie.
Le problème ? L’absence d’études techniques sérieuses avant le lancement des chantiers. Comme si l’ingénierie se résumait à poser du béton et croiser les doigts. Les habitants exigent une réévaluation, des sanctions et surtout un vrai contrôle technique. Parce que l’argent public, lui, n’est pas censé couler avec la première pluie.
Bref, à Ouezzane, les ponts ne relient pas les douars… ils relient les citoyens à leurs colères.



