Depuis 2013, un décret censé revaloriser les indemnités pour les accidents du travail et les maladies professionnelles dort paisiblement dans les tiroirs de l’administration. Douze ans de sommeil profond, sans réveil prévu. Pendant ce temps, les victimes, elles, restent éveillées… à cause de douleurs, d’opérations chirurgicales et de parcours médicaux interminables.
RABAT – Al Ousboue
Les compagnies d’assurance, fidèles à leur réputation, refusent toute augmentation des indemnisations. Invalidités permanentes, pertes d’emploi, rééducation coûteuse : les victimes paient le prix fort, pendant que le décret reste au frigo.
La députée Khadija Arouhal a dénoncé ce silence assourdissant du secrétaire d’État chargé du travail. Elle réclame une enquête pour comprendre pourquoi ce texte est gelé depuis plus d’une décennie. Mais l’administration, elle, semble avoir adopté une nouvelle politique sociale : l’hibernation réglementaire.
En matière d’accidents du travail, l’État soigne surtout… sa lenteur. Les victimes, elles, continuent de tomber, mais le décret, lui, ne se relève jamais.



