
À Rabat, la séance plénière consacrée aux questions orales au gouvernement ressemblait davantage à une salle d’attente qu’à un hémicycle. Les députés, eux, avaient visiblement d’autres priorités : après avoir assisté à la session conjointe sur la résolution onusienne concernant le Sahara, beaucoup ont préféré filer plutôt que de rester répondre aux préoccupations des citoyens. Résultat : un hémicycle clairsemé, mais des fauteuils bien désertés.
RABAT – Al Ousboue
Le spectacle est retransmis en direct, ce qui n’arrange rien : les téléspectateurs ont pu constater que leurs représentants brillent surtout par leur absence. Une image désastreuse pour une institution censée incarner la démocratie.
Et pourtant, un code de déontologie impose la présence obligatoire des députés. Mais comme souvent, la règle est contournée avec élégance : absents lors des débats de fond, présents lors des cérémonies festives. Le Parlement devient ainsi un théâtre où les acteurs disparaissent dès que le scénario devient sérieux.
Entre devoir institutionnel et opportunisme politique, les élus semblent avoir choisi… le confort de l’absence. À ce rythme, il faudra bientôt installer des hologrammes pour remplir l’hémicycle et sauver les apparences.



