
Ça y est, la fièvre électorale a gagné le gouvernement. Plusieurs ministres, censés gérer les affaires de l’État, s’essaient désormais à gérer… leur propre avenir politique.
RABAT – Al Ousboue
Costumes institutionnels rangés au placard, les voilà transformés en militants de terrain, serrant des mains dans les quartiers chics et promettant monts et merveilles dans les circonscriptions.
Parmi les prétendants : Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie, lorgne Casablanca ; Younes Sekkouri, ministre de l’Emploi, vise Khémisset ; Amine Tehraoui, ministre de la Santé, rêve d’Agadir ; Abdeljabbar Rachidi, secrétaire d’État, se tourne vers Tanger ; et Nizar Baraka, ministre de l’Équipement, retourne à Larache, son fief familial. Grâce à leur notoriété médiatique, leurs tournées officielles (rebaptisées « pré‑campagnes ») et leurs relations locales bien huilées, ils se voient déjà députés. Bref, quand on a passé des années à inaugurer des chantiers, il est tentant d’inaugurer sa propre carrière parlementaire.
La campagne s’annonce disputée, mais une chose est sûre : au Maroc, la frontière entre ministre et candidat est aussi fine qu’un ruban inaugural..



