Le Wydad Athletic Club n’a pas seulement hérité d’un palmarès, mais aussi d’un passif encombrant. L’ancien président Saïd Naciri, poursuivi dans l’affaire dite “Escobar du Sahara”, a laissé derrière lui un club en état quasi chaotique : dettes accumulées, contrats douteux, documents administratifs manquants. Bref, une gestion qui ressemble plus à un casse-tête judiciaire qu’à une stratégie sportive.
Al Ousboue – Zoujal BELKACEM
Les saisies conservatoires pleuvent : 48 646 dirhams pour une agence de voyages, 1,39 million de dirhams pour une société immobilière et touristique… Au total, près de 6,25 millions de dirhams gelés.
Le nouveau président, Hicham Aït Menna, tente de redresser la barre. Entre réunions avec un cabinet spécialisé, plans de restructuration juridique, et levées des saisie, l’objectif aujourd’hui est d’apurer les dettes et préparer l’ouverture du capital à de grands investisseurs du secteur bancaire ou même des mastodontes nationaux comme l’OCP.
Mais le constat reste alarmant : avant l’arrestation de Naciri, le Wydad naviguait sans cap, accumulant les erreurs et les dettes. Aujourd’hui, le club tente de se relever, mais sa trajectoire sportive reste perturbée par une saga judiciaire qui colle aux crampons.
Bref, au Wydad, les buts se marquent sur le terrain… mais les dettes se marquent au tribunal.



