À Kénitra, la démocratie locale a trouvé son nouveau sport : le boycott synchronisé. La dernière session ordinaire du conseil communal s’est tenue… sans se tenir. Faute de quorum, la salle ressemblait davantage à une salle d’attente désertée qu’à un lieu de décision. La présidente, Amina Harrouza, n’a eu d’autre choix que de reporter la séance, faute de spectateurs.
Kénitra – Al Ousboue
Majorité et opposition s’accusent mutuellement de bloquer la machine communale. Résultat : la machine est bel et bien bloquée, mais personne ne veut payer la facture du garagiste. Les projets locaux, eux, attendent toujours leur mise en route, coincés entre les rancunes politiques et les chaises vides.
Ce n’est pas la première fois que le conseil communal de Kénitra s’offre une séance fantôme. Ces derniers mois, les tensions internes ont transformé l’assemblée en théâtre d’ombres, où les décisions essentielles disparaissent dans les coulisses. La ville, elle, continue de patienter, coincée dans une crise institutionnelle qui ressemble de plus en plus à une panne volontaire.



