
Au Maroc, le ministère des Finances a trouvé la solution miracle pour équilibrer les comptes : couper dans les petits fours. Fini les cocktails interminables, les séminaires à rallonge et les voitures de fonction qui roulent plus que les idées. Place à la rigueur budgétaire… du moins sur le papier.
RABAT – Al Ousboue
Les dépenses dites « de confort » : hôtellerie, réceptions, événements, location de véhicules, ne seront désormais autorisées qu’en cas de « nécessité avérée ». Traduction : si le ministre a vraiment faim, on sortira les cacahuètes. Sinon, chacun ramène son sandwich..
Les prestataires habituels, eux, tirent déjà la tronche. Les sociétés d’événementiel et de conférences, longtemps gavées de marchés publics, se retrouvent à l’arrêt. Mais les observateurs avertissent : attention, les vieilles habitudes ont la peau dure. Après tout, dans l’administration, la rigueur budgétaire dure rarement plus longtemps qu’un buffet froid.
Grosso Modo, le mot d’ordre est clair : « resserrer la ceinture ». Mais à force de tirer dessus, on risque surtout de voir le pantalon de la transparence tomber.



