La Génération Z socialiste ne mâche plus ses mots. Elle les taille en lames. Un groupe de jeunes militants de l’USFP a lancé un appel sans anesthésie : Idriss Lachgar doit quitter la direction du parti, et vite. “Sors par la grande porte, avant qu’elle ne se referme”, résume leur diagnostic.
RABAT – Al Ousboue
Pour eux, le premier secrétaire incarne moins l’Union socialiste que l’union des intérêts. Le parti, jadis populaire, serait devenu une coquille vide, désintégrée, sans crédibilité dans la rue. Bref, un appareil sans courant, dirigé par un homme sans voltage militant.
La déclaration est claire : l’USFP doit revenir à ses “véritables enfants” — les jeunes, les femmes, les classes populaires. Traduction : fini les vieux routiers, place aux passagers sans carte dorée.
Ce coup de pression interne révèle une fracture générationnelle et idéologique. D’un côté, ceux qui veulent réanimer le parti à coups de luttes sociales ; de l’autre, ceux qui préfèrent le maintenir sous perfusion électorale.
Le message est limpide : le changement ne viendra pas d’en haut, mais de la base. Et à l’USFP, la base commence à taper du pied.



