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Moyen Atlas | Cinq provinces, zéro plan, une agence fantôme en option

Les zones enclavées sont-elles condamnées à l’enclavement éternel ?

Dans l’Atlas moyen, on ne manque pas d’altitude, mais on manque cruellement d’attention. De Taza à Béni Mellal, en passant par Guercif, Hajeb ou Khenifra, les provinces montagnardes regardent passer les caravanes du développement comme on regarde les trains depuis un quai abandonné.

Les discours sur la “justice territoriale” pleuvent, mais les crédits budgétaires restent au sec. Pas d’agence dédiée, pas de stratégie, pas même un plan PowerPoint pour faire semblant. Résultat : les habitants oscillent entre résignation et revendication, pendant que les élus jonglent avec les promesses non tenues.

Les acteurs civils montent au créneau, mais le gouvernement, lui, reste en mode avion. L’Atlas, pourtant censé être un pilier du territoire, il est traité comme un décor folklorique : on le cite dans les discours, on l’oublie dans les budgets.

Et pendant que les sommets montagnards s’élèvent, les ambitions publiques, elles, restent en rase campagne.

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