ECONOMIE & MONOPOLY

Economie | La Bourse opère Akdital sans anesthésie

Akdital devra-t-il soigner ses patients ou ses actionnaires ?

À Rabat, la nouvelle clinique d’Agdal n’aura pas eu le temps de soigner grand monde : inaugurée avec tambours et trompettes, elle a fermé ses portes aussi vite qu’un rideau de théâtre.

RABAT – Al Ousboue

Les autorités ont découvert que le plan architectural validé ressemblait à un scénario de science-fiction : entre ce qui était promis et ce qui a été construit, il fallait plus qu’un stéthoscope pour comprendre. Résultat : ouvriers rappelés, murs à démolir, installations à réaménager. Bref, une clinique flambant neuve transformée en chantier de rattrapage. Pendant ce temps, à la Bourse de Casablanca, les investisseurs ont sorti leur thermomètre : verdict, une chute de 5,43 %. Le “fleuron” de la santé privée a pris un coup de froid.

Derrière l’anecdote, une question plus lourde : comment une structure non conforme a-t-elle pu ouvrir ses portes ? Qui a signé, validé, tamponné ? Mystère administratif. En attendant, Akdital soigne ses murs et ses comptes, mais la confiance, elle, reste en salle d’attente.

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