
Lahcen Saâdi, secrétaire d’État chargé de l’artisanat, semble vouloir réformer le secteur à la hache… sans consulter les menuisiers. Son projet de nouveau statut des chambres de l’artisanat, ficelé en petit comité avec les présidents de fédérations, déclenche une bronca syndicale digne d’un souk en grève.
RABAT – Al Ousboue
Les représentants des salariés, eux, n’ont pas été conviés. Apparemment, la concertation est un luxe réservé aux présidents — les autres peuvent toujours sculpter leur colère dans le silence.
Le Syndicat démocratique des chambres de l’artisanat parle de “réforme tronquée”. Traduction : on taille dans les acquis sociaux sans mesurer les dégâts. Et pendant que les agents du secteur réclament un dialogue, le ministère leur sert une politique du “répondeur automatique”.
Lahcen Saâdi, qui avait promis d’examiner leur dossier revendicatif, semble avoir rangé l’engagement dans une vitrine… artisanale, mais hermétique. Résultat : les tensions montent, les syndicats s’échauffent, et le réformisme vertical creuse un fossé horizontal.



