
Le gouvernement a trouvé une nouvelle potion magique pour calmer la Génération Z : rallonger l’âge limite des concours de l’enseignement. Après avoir juré, main sur le tableau noir (…), que 30 ans était la borne sacrée, voilà qu’on envisage soudain d’ouvrir la porte aux “vieux jeunes” de plus de 30 ans.
RABAT – Al Ousboue
Officiellement, il s’agit de donner une chance aux diplômés en mal d’emploi. Officieusement, il s’agit surtout de donner une chance au gouvernement de respirer un peu face à la contestation sociale. Car quand la rue gronde, on ne réforme pas, on ajuste l’âge légal de la colère.
Dans les coulisses, la majorité se chamaille : certains ministres veulent assouplir, d’autres veulent durcir. Résultat : un débat digne d’un match de ping-pong, où la balle finit toujours dans le filet administratif. Car même si l’âge est relevé, le ministère dispose de mille et une astuces pour filtrer les candidatures. Bref, on ouvre la porte d’un côté pour mieux la refermer de l’autre.
Le député istiqlalien Abdelrahim Bouaida, lui, dégaine la Constitution : plafonner à 30 ans serait “illégal et inconstitutionnel”. Autrement dit: le gouvernement a réussi l’exploit de rendre la jeunesse hors-la-loi.
Au final, la question reste entière : réforme réelle ou simple ballon d’essai ? En attendant, les diplômés chômeurs continuent de patienter, un CV à la main et un chrono dans l’autre. Et si la jeunesse est l’avenir du pays, elle risque de le devenir… à durée limitée.



