
À Oujda, le biogaz monte, mais la transparence descend. Le centre d’enfouissement des déchets, autrefois présenté comme fleuron écologique, vire au feuilleton budgétaire. La société délégataire, reconduite dans une opération à 104 milliards de centimes, semble avoir confondu “valorisation” avec “évaporation des engagements”.
Al Ousboue – Zoujal BELKACEM
L’article 38 du contrat ? Toujours en attente d’un début d’exécution. Le programme d’investissement censé démarrer en janvier 2025 ? Reporté aux calendes municipales. Et les 8 milliards prévus pour le soutenir ? Visiblement recyclés dans le silence.
Le conseiller Noureddine Zarzouri tire la sonnette d’alarme, mais le conseil communal semble avoir coupé le courant. Le cahier des charges n’a pas été débattu, la commission de suivi ne suit rien, et le président du conseil oublie d’activer l’article 58, celui qui prévoit des pénalités. À croire que les seules sanctions appliquées sont celles contre la logique.
Pendant ce temps, les citoyens d’Oujda attendent des réponses, des comptes, et peut-être un jour… un chantier. Car si le biogaz brille, c’est surtout pour masquer l’odeur persistante d’une gouvernance en décomposition.



