SPORT EN SUEUR

Football | La Botola entre crampons affûtés et mollets essoufflés

Au Raja de Casablanca, on ne parle plus de baisse de régime mais de panne sèche. Le nul concédé face au Maghreb de Fès n’a pas seulement laissé deux points en route : il a surtout laissé l’impression que les joueurs courent avec une batterie de téléphone portable… bloquée à 20 %.

CASABLANCA – Al Ousboue

La seconde mi-temps est devenue un cauchemar récurrent : jambes lourdes, concentration en fuite, et adversaires qui profitent du spectacle. Bref, la préparation physique ressemble à un abonnement low-cost : ça marche au début, puis ça coupe quand on en a le plus besoin.

Le problème dépasse le Raja. Dans les coulisses du football marocain, on commence à se demander si les méthodes d’entraînement ne datent pas de l’époque où l’on croyait encore que courir autour du terrain suffisait pour rivaliser avec l’Afrique et l’Europe. Résultat : des clubs qui rêvent de Ligue des champions mais qui finissent par jouer la Ligue des siestes.

Les experts parlent de “fragilité structurelle”. Traduction : les joueurs s’effondrent, les entraîneurs s’excusent, et les préparateurs physiques… disparaissent dans les vestiaires. Pendant ce temps, les supporters, eux, tiennent 90 minutes debout dans les gradins sans faiblir.

À l’heure où le Maroc veut briller sur la scène continentale et internationale, la vraie question est simple : faut-il changer les joueurs, les entraîneurs… ou simplement les batteries ?

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