
À Settat, les robinets jouent à cache‑cache. Les habitants des quartiers et douars vivent au rythme des coupures d’eau soudaines, parfois même le jour de la fête de l’Indépendance.. Le secrétaire général de la préfecture tente d’apaiser les esprits en parlant de “pannes techniques” et de “travaux programmés”. Autrement dit : l’eau est en congé, mais pas la colère.
Settat – Noureddine H’raoui
La société distributrice d’eau et d’électricité patauge dans l’embarras. Les citoyens dénoncent son manque de réactivité, les communes accusées d’inaction, et seule la préfecture réussit à calmer temporairement la tempête.
Le Parti des « Verts », lui, sort les griffes : communiqué virulent, mise en garde contre les conséquences de cette gestion calamiteuse, et menace de manifestations si la crise perdure. Car à Settat, les coupures d’eau ne datent pas d’hier : elles sont devenues tradition locale.
Les habitants pointent aussi les projets en retard : réseaux hydrauliques non renforcés, station de traitement des eaux usées toujours en chantier fantôme, cahiers des charges bafoués. Associations et partis réclament une enquête auprès du gouverneur, dénonçant une négligence qui transforme la soif en quotidien.
Bref, à Settat, l’eau coule dans les communiqués, mais pas dans les robinets.



