
À l’OFPPT, on semble avoir trouvé la formule magique : quand les centres manquent d’équipements, on achète… de la communication. Quand les stagiaires s’entassent dans des salles vétustes, on imprime des brochures. Et quand la formation professionnelle s’essouffle, on mise… sur le marketing institutionnel. Résultat : plus de 110 millions de dirhams envolés dans des marchés qui brillent surtout par leur inutilité.
RABAT – Al Ousboue
Sous la houlette de la directrice Loubna Tricha, l’Office a signé des contrats qui feraient rougir une agence de pub internationale : 55,9 millions pour la communication, 36 millions pour les « Cités des métiers et des compétences », 20 millions pour l’impression. Pendant ce temps, les centres de formation continuent de fonctionner avec du matériel préhistorique, des salles surchargées et des stagiaires qui apprennent l’insertion professionnelle… en cherchant eux‑mêmes comment s’insérer.
Syndicalistes et internautes s’étonnent que ces dépenses n’aient eu aucun impact visible ; ni sur la qualité de la formation, ni sur les conditions des jeunes, ni même sur l’image de l’institution. Il faut dire que repeindre la façade ne répare pas les fondations.
Dans un climat institutionnel déjà tendu, la députée Salwa Berdai s’interroge : comment justifier ces dépenses alors que la reddition des comptes semble avoir été rangée dans un tiroir verrouillé ? Et surtout, qui répondra si l’argent public a été gaspillé ? Une question qui, elle, mériterait bien une campagne de communication.



