À Casablanca, le conseil communal ressemble de plus en plus à une séance de spiritisme : on y parle de présence, mais on ne voit personne. La maire Nabila Rmili, elle, refuse obstinément de lire la feuille de présence, comme si l’article 67 de la loi organique était un roman de science-fiction.
CASABLANCA- Al Ousboue
Résultat : les “salaïtiya”, ces élus absents mais indemnisés, continuent de hanter les bancs du conseil sans jamais y poser les fesses. Trois absences consécutives ou cinq éparpillées ? La loi dit “démission d’office”. La maire dit “circulez, y’a rien à lire”.
L’opposition crie à la complicité, à la protection des fantômes politiques, à la mise en bière de la transparence. Et pendant ce temps, les citoyens assistent à un spectacle où les absents sont rois, les règles sont facultatives, et la démocratie locale joue à cache-cache.



