
Le projet immobilier “Harhoura Park” joue au phénix : rasé à coups de bulldozers, il renaît de ses gravats avec de nouvelles autorisations. Sur 11 hectares de terrain communal, les grues reprennent du service, comme si la démolition n’avait été qu’un entracte administratif.
Harhoura – Al Ousboue
Les acteurs locaux crient à la mascarade : comment délivrer des permis de construire dans la foulée après une démolition officielle ? Le projet avait démarré sans documents légaux, sans procédures complètes, mais avec une étonnante tolérance des autorités. Stopper brutalement les travaux pour les relancer ensuite : un scénario digne d’un vaudeville bureaucratique.
Le terrain communal, estimé à plusieurs milliards de centimes, aurait été cédé pour seulement 300 millions (de centimes). Résultat : des villas et appartements de luxe vendus au milliard de centimes l’unité. La commune et l’État perdent, le promoteur encaisse.
Les soupçons de connivence s’amplifient : le promoteur se vante de relations puissantes, qui lui auraient permis de lancer le projet sans autorisations. La démolition partielle n’aura été qu’un épisode, avant la reprise des travaux sous le signe du favoritisme.
Le transfert du terrain, passé de la commune d’Aïn Atiq à celle de Harhoura dans des conditions opaques, ajoute une couche de polémique. Comment un bien communal s’est-il transformé en jackpot immobilier privé ?
Il se murmure qu’à Harroura, les bulldozers détruisent les murs, mais pas les privilèges.



