
À Temara-Skhirat, les coopératives immobilières avaient promis des clés, elles ont livré des cadenas. Des centaines de familles, qui avaient mis toutes leurs économies dans ce projet “solidaire”, se retrouvent coincées dans un cauchemar juridique où ni logement, ni remboursement, ni jugement ne pointent à l’horizon.
TEMARA – Al Ousboue
La commission locale des victimes a organisé un sit-in pour rappeler que l’attente n’est pas un mode de vie. Mais face à l’inertie des autorités et à la lenteur judiciaire, les promoteurs indélicats continuent de jongler avec les biens des adhérents : ventes illégales, transferts opaques, et un mépris total des droits. Bref, un terrain fertile pour les “mafias de l’immobilier”, qui cultivent l’impunité comme d’autres cultivent des tomates..
La justice est appelée à accélérer, mais elle semble courir en sens inverse. Pendant ce temps, les familles patientent, les organisations civiles s’indignent, et les promoteurs spéculent. À Temara, le rêve d’un toit s’est transformé en labyrinthe judiciaire, où chaque jour de silence ressemble à une nouvelle brique posée sur l’oubli.



