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La diplomatie Marocaine portée disparue à Gaza

Combien de bombardements avant une intervention consulaire ?

À Gaza, certains Marocains ne demandent plus un rapatriement. Ils demandent juste un signe de vie. Une voix. Un message. Un accusé de réception. Bref, une preuve que le ministère des Affaires étrangères existe encore ailleurs que dans les communiqués. À défaut, ils se demandent s’il ne faudrait pas signaler leur ministre dans l’émission “Mokhtafoun”.

RABAT – Al Ousboue

Des dizaines de Marocains, coincés dans la bande de Gaza, survivent dans des conditions sociales et économiques extrêmes, sous les bombes et dans l’angoisse permanente, tout en attendant que l’institution officiellement chargée des « Marocains du monde » se souvienne qu’ils font partie… du monde. Pour l’instant, l’attente continue.

Certes, le passage de Rafah a été rouvert — sous contrôle israélien — mais pour les Marocains de Gaza, cette ouverture ressemble surtout à une vitrine inaccessible. Conditions impossibles à remplir, absence totale de moyens financiers, et surtout silence radio absolu du ministère des Affaires étrangères. Ni appel, ni coordination, ni communication de l’ambassade à Ramallah, ni signe du bureau de liaison à Tel-Aviv. À croire que le réseau diplomatique s’arrête aux frontières de l’urgence humanitaire..

Sur les réseaux sociaux, l’incompréhension se transforme en colère. Comment expliquer ce mutisme persistant face à des citoyens marocains menacés de mort, alors que les bombardements reprennent et que les habitations sont réduites en poussière ? Comment justifier que le ministère de Nasser Bourita n’ait toujours pas organisé leur évacuation, ni pris en charge les frais de transport, ni même établi un contact direct avec eux ?

Pendant ce temps, les Marocains de Gaza comptent les jours, les explosions et les silences. Ils n’attendent plus un geste spectaculaire, seulement l’application d’un principe élémentaire : protéger ses ressortissants. Mais visiblement, dans certaines zones du monde, la diplomatie marocaine préfère rester discrète. Très discrète.

Bref.. À Gaza, on ne cherche plus une solution diplomatique. On cherche Bourita. Vivant. Joignable. Et si possible, au bout du fil.

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