
Chez Renault, on a trouvé la solution miracle pour rester compétitif : licencier ceux qui font tourner les usines. Logique imparable. Pendant que les bénéfices grimpent, que les actionnaires sabrent le champagne (…) et que les dirigeants s’auto‑félicitent, 850 travailleurs marocains sont priés de « comprendre les réalités du marché ». Traduction : merci, au revoir, et n’oubliez pas de rendre votre badge.
TANGER – Al Ousboue
Le constructeur, qui se dit « perturbé » par la concurrence chinoise, les taxes américaines, la transition écologique et probablement la météo (…), a décidé que le meilleur moyen de retrouver ses repères était de perdre du personnel. Une sorte de GPS industriel inversé.
Le plus savoureux, c’est que Renault avait promis au gouvernement marocain 7 500 nouveaux emplois courant 2026. Une promesse qui ressemble désormais à ces publicités mensongères : « Résultats garantis ! », sauf qu’ici, les garanties, ce sont les licenciements.
Le syndicat, lui, tente de sauver ce qui peut l’être, rappelant que derrière les chiffres, il y a des familles, des droits, et une paix sociale déjà fragile. Mais la direction parle de « sauvegarde » et de « compétitivité mondiale », deux expressions qui, dans le dictionnaire Renault, signifient : « On coupe, et vous vous débrouillez. »
Et puis il y a la question qui fâche : comment peut‑on promettre des milliers d’emplois tout en préparant des charrettes de licenciements ? Renault aurait‑il pris les Marocains pour des figurants dans son plan social mondial.. ?



