Le Rassemblement national des indépendants traverse une période où les couloirs bruissent plus fort que les communiqués officiels.. À l’approche de la fin du second mandat d’Aziz Akhannouch, certains cadres du parti murmurent déjà un « bye bye » prudent, comme on chuchote dans une maison où les murs ont des oreilles.
RABAT – Al Ousboue
Plusieurs signaux laissent entendre que le président pourrait plier bagage, peut‑être même sur recommandation venue d’étages supérieurs(…), selon ce que racontent les habitués des coulisses.
Le silence du parti n’empêche pas les discussions de tourner à plein régime. Dans ce que certains appellent, non sans ironie, « Al Abrar », les fidèles d’Akhannouch affichent une loyauté qui ferait rougir un comité de soutien, mais cela ne les empêche pas de spéculer sur la suite. Le Conseil national du 10 janvier approchant, entouré d’un brouillard politique digne d’un matin d’hiver, alors que le mandat du président s’achève en mars.
Ce qui intrigue encore plus, c’est l’absence totale de préparation pour l’après‑Akhannouch. Le règlement interne est pourtant limpide : deux mandats, pas un de plus. Mais au RNI, la question n’est pas tant ce que disent les textes… que ce qu’on décidera d’en faire. Le parti va‑t‑il chercher un successeur comme prévu ? Ou obtiendra‑t‑il un feu vert pour bricoler les statuts et prolonger l’ère Akhannouch ?
Le débat, lui, reste soigneusement confiné au premier cercle. Les autres structures du parti n’ont pas voix au chapitre, et les organisations parallèles encore moins. Le RNI, décrit depuis longtemps comme une forteresse administrative, ne laisse pas ses troupes s’aventurer sur le terrain glissant de la succession. Même les journalistes passés par la maison préfèrent éviter le sujet, de peur de déclencher une tempête dans un verre de thé.
Après huit années de règne, plusieurs scénarios circulent : un successeur issu du bureau politique, ou, si le vent souffle dans une autre direction, une figure parachutée de nulle part, comme cela arrive parfois dans les partis où les portes tournantes fonctionnent très bien..
Une chose est sûre : le RNI entre dans une zone de turbulences. Entre un maintien possible d’Akhannouch et un départ que certains jugent déjà inévitable, le parti avance à vue, en espérant que le prochain virage ne soit pas trop serré.



