
À une semaine de la grande finale de la CAN, les billets ne s’arrachent plus : ils s’envolent dans la stratosphère. Les places Premium Lounge flirtent désormais avec les 5 millions de centimes, soit 5 000 euros pour avoir le privilège de s’asseoir, et de regarder..
Al Ousboue – Zoujal Belkacem
Cette flambée n’a rien d’un accident : c’est le résultat d’une spéculation transfrontalière qui ferait rougir le plus rusé des « Semsaras ». Les prix officiels de la CAF – entre 400 et 900 dirhams – semblent aujourd’hui appartenir à un monde parallèle, celui où les billets existent encore et où les tribunes ne sont pas clairsemées malgré une demande record.
Malgré un contrôle d’une main de fer des autorités, les supporters, eux, assistent impuissants à différents scénarios d’un marché noir numérique, où la passion du football se transforme en produit de luxe. Pour voir la finale, il ne suffit plus d’aimer son équipe : il faut aimer les montants indécents. Résultat : la CAN devient un spectacle réservé soit aux invités (…) soit à ceux qui peuvent payer… ou spéculer.



