RÉGIONS QUI RÂLENT

À Fès, le transport urbain fait du surplace

Le transport urbain à Fès est-il devenu un sport extrême ?

À Fès, le transport urbain avance à reculons. Depuis l’arrivée du maire Abdelssalam El Bekali en 2021, la ville semble coincée entre deux arrêts : “Promesses non tenues” et “Gestion en panne”.

Fès – Al Ousboue

Le dossier des bus ? Un chef-d’œuvre de bricolage institutionnel. Les nouveaux véhicules promis ressemblent à des mirages mécaniques : sur 60 lignes, certaines n’ont reçu qu’un seul bus, d’autres rien du tout. Et les 64 bus “non neufs” qui circulent donnent à la capitale spirituelle du Royaume des airs de casse roulante.

Le conseil communal, lui, peine à imposer le moindre cahier des charges à l’entreprise délégataire. Résultat : des lignes saturées, des quartiers oubliés, et une flotte qui semble sortie d’un musée de la rouille.

Dans les coulisses, c’est la valse des contrats signés sans lecture, des salaires non versés, et des poursuites judiciaires qui fragilisent une majorité déjà en mode clignotant. Le conseiller Mohamed Khiyi réclame la démission du maire. À défaut de bus, il espère au moins un départ.

Fès, ville de savoir, mérite mieux qu’un service de transport bricolé sur des ruines mécaniques. Mais pour l’instant, la seule chose qui circule correctement, ce sont les critiques.

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