
À l’approche de la loi de finances 2026, Bank Al-Maghrib publie un rapport qui ne mâche ni ses mots ni ses statistiques. Sous la plume d’Abdellatif Jouahri, c’est tout sauf un bilan de complaisance : chômage à 12,8 %, jeunesse à 47 %, inflation en hausse, emploi en berne… et discours officiel en orbite.
RABAT – Al Ousboue
Le chef du gouvernement promet des avancées, Jouahri livre des reculs. Entre les deux, un gouffre budgétaire et une réalité sociale qui ne se laisse pas repeindre en rose. Le rapport ne répond pas directement, mais il corrige méthodiquement, comme un professeur face à une copie trop enthousiaste.
Et quand le gouverneur prévient que toute dérive électoraliste pourrait gripper la machine économique, c’est moins une note de bas de page qu’un coup de klaxon institutionnel. Le FMI veille, les citoyens trinquent, et le pouvoir d’achat fait ses valises.
En somme, ce n’est pas une réponse officielle… c’est bien pire : un rappel à l’ordre monétaire, sec, chiffré, et sans appel.



