
Depuis 2021, Safi ressemble à une série sans fin : chaque épisode apporte son lot de dysfonctionnements, mais jamais de dénouement. Le conseil communal, divisé comme une « 7archa » mal coupée, préfère s’écharper en interne plutôt que de répondre aux attentes des habitants.
SAFI – Al Ousboue
Dernier gag institutionnel : les sessions désormais fermées au public. Pas de vote, pas de procédure, juste un rideau tiré. La démocratie locale transformée en théâtre d’ombres, où les citoyens n’ont plus droit qu’à deviner la pièce à travers les murs.
Le conseiller Mohamed El Aichi s’étrangle : budget reporté, points bloqués, services paralysés. La loi permet pourtant de prolonger les débats, mais à Safi, on préfère prolonger les querelles. Résultat : les poubelles s’accumulent, le transport urbain reste en panne, et les projets de développement dorment dans les tiroirs.
La majorité tripartite, censée incarner la gouvernance, incarne surtout l’art de l’échec en série. Les autorités de tutelle multiplient les remarques, mais rien n’y fait : le conseil communal continue de boxer à huis clos, transformant la salle en ring fermé.
Pendant ce temps, les citoyens attendent toujours des réalisations concrètes. Mais à Safi, la politique locale ressemble à un match sans arbitre : beaucoup de coups bas, aucun but marqué.



