ECONOMIE & MONOPOLY

Economie | Le BPO marocain cherche une issue dans le brouillard réglementaire

Intelcia changera-t-elle de mains avant que le secteur ne perde pied ?

Le secteur de l’offshoring marocain, longtemps présenté comme le call center du royaume et le chouchou des exportations de services, entre en zone de turbulences. Avec 70 % de ses contrats dépendants de la France, il suffit d’un décret parisien pour que tout le modèle marocain prenne l’eau… ou le tarif réglementé.

 

CASABLANCA – Al Ousboue

Et justement, la France durcit le ton sur la sous-traitance liée à la relation client. Résultat : les centres marocains risquent de devoir répondre à des appels… de conformité, de coûts supplémentaires, et de stress budgétaire.

Au cœur de la tempête, Intelcia, fleuron national du casque-micro, voit son avenir flouter. Sa maison mère, Altice, croule sous 24 milliards d’euros de dettes et cherche à céder sa participation. Patrick Drahi, chef d’orchestre du désendettement, vend des parts comme on vend des forfaits : vite, cher, et sans garantie de réseau.

Cette reconfiguration pourrait ramener la gouvernance d’Intelcia au Maroc. Mais elle arrive au pire moment : quand le secteur doit se réinventer, monter en gamme, parler plusieurs langues (y compris celle des régulateurs), et surtout, négocier avec Paris sans passer par le standard.

Le Maroc est donc sommé de passer du BPO low-cost au BPO haute couture. Fini les scripts préfabriqués, place à l’innovation, à la formation, et à une diplomatie économique qui ne se contente pas de dire “Allô”.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com